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Im Kwon-Taek

Par nani :: 08/02/2007 à 18:58

         

      Im Kwon-Taek





Im Kwon-taek est un réalisateur et scénariste de cinéma né à Changson le 2 mai 1936.
Principal représentant des films coréens de style classique, il a près de cent films à son actif.




   


Il grandit à Kwangjuet et passe une partie de son enfance dans la rue après la guerre de Corée, puis part à Busan pour chercher du travail.
Après quelques petits boulots, il se rend à Séoul en 1956 et travaille dans une usine de recyclage de bottes de l'armée américaine qui décide de se reconvertir dans l'industrie du cinéma, Im Kwon-Taek devient coursier et le réalisateur Chung Chang-hwa lui propose ensuite un poste d'assistant de production.
 Il gravit rapidement les échelons et travaille comme assistant réalisateur avant de devenir lui-même réalisateur.

Il réalise son premier long métrage : Adieu fleuve Duman en 1962, et enchaîne ensuite plus de 50 films de série B jusqu'à la fin des années 70 à partir desquelles il change de registre en proposant des films plus sérieux comme Généalogy en 1978.

Il est depuis son film Mandala (1981) considéré comme l'un des plus grands réalisateurs coréens,



et son succès international n'a fait que s'amplifier avec  La chanteuse de Pansori (premier de ses films à sortir en France en 1995) suivi du Chant de la fidèle Chunhyang (2000).




La corée d' Im kwon-taek :

texte de jean françois rauger

Sa consécration en occident est sans aucun doute son prix de la mise en scène au festival de Cannes pour son film Ivre de femmes et de peintures (2002).

Im Kwon-Taek (médaillé par l' UNESCO pour son œuvre) est aujourd'hui considéré comme l'ambassadeur du cinéma Coréen dans le monde.


"Je constate que le grand public se sent tenu à distance des films parce que le cinéma se spécialise de plus en plus du côté du cinéma d'art et essai. L'autre extrême se caractérise par une sous-culture croissante constituée de fans de films cultes. Cette absence d'intégration dans la société dans son ensemble est illustrée par ceux qui passent tout leur temps seuls face aux ordinateurs. L'homme du xxe siècle est devenu égoïste et trop individualiste. Cet isolement trouve un écho dans les nombreux Etats nouveaux qui se créent actuellement un peu partout dans le monde. La démocratisation gagne l'ensemble du village planétaire dans lequel nous vivons aujourd'hui, mais il nous est tout aussi important de vivre en harmonie à ce stade de notre histoire. Par conséquent, nous avons besoin d'un type de cinéma qui encourage l'intelligence et l'optimisme du genre humain et l'entraîne vers une existence et un avenir sains. "
Im Kwon-taek Octobre 1998


Filmographie :


   

La Pègre (2005)


Ivre de femmes et de peinture (2002)


Le Chant de la fidele Chunhyang (2000)


Ch'ukje (1996)


La Chanteuse de pansori (1995)


Kae Byok (1992)


Aje Aje Bara Aje (1989)


Chronique du roi Yonsan (1987)


Sibaji (1986)


Le Ticket (1986)


Gilsodom (1985)


Pul-ui Tal (1983)


Oyomdoen Jashik-dul (1982)


Le Village des brumes (1982)


Mandala (1981)


Tchakk'o (1980)


Kipparomneun gisu (1979)


Genealogie (1978)


Interview donné en 2002 sur le site Allociné :


 "Ivre de femmes et de peinture" est une biographie du peintre Ohwon. Qui est-il et qu'est-ce qui vous a attiré dans son histoire ?
Im Kwon-taek : Depuis quelques années, j'avais envie de faire un film sur un peintre de la période Chosun (1392-1910). J'ai fait des recherches sur les grands artistes qui ont vécu avant Ohwon, j'ai également interviewé beaucoup de peintres contemporains pour finalement choisir Ohwon, car son destin me semblait familier. S'il existe quelques témoignages sur sa vie qui ont survécu, notamment oralement, j'ai pu utiliser beaucoup de mes expériences en tant que cinéaste pour construire le personnage. Comme moi, c'est avant tout un professionnel. Il ne correspond ni au type du peintre lettré qui considère son art comme un passe-temps, ni au fonctionnaire qui appartient aux écoles royales de peinture. Il est obligé de vivre de sa peinture et de rester sensible aux goûts de l'époque. Certaines de ses oeuvres sont excellentes, d'autres ratées...

C'est un artiste qui doit sans cesse se battre contre lui-même...
Il cherche constamment à se surpasser pour atteindre la perfection. Cette quête impossible à atteindre constitue, pour moi, la vie. Ohwon a disparu à l'âge de 54 ans : certains disent qu'il est parti vivre comme un sage. S'il est possible qu'il ait gagné en maturité avec l'expérience, je ne crois pas à cette hypothèse : c'est un éternel insatisfait qui voudra toujours faire mieux...

Le film tient en grande partie à la performance de Choi Min-Shik. Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec lui ?
Choi Min-Shik convient parfaitement au rôle. Il joue un personnage un peu difficile parce qu'il évolue sans cesse. Au début, c'est presque un sauvage. Dans un deuxième temps, il côtoie des mécènes et acquiert une certaine éducation. Devenu un grand maître, il est ensuite appelé à la cour du roi et fréquente la haute société. Choi Min-Shik peut jouer sur tous ses registres. Je le trouve formidable.

Cette évolution du personnage se retrouve également dans la manière dont vous filmez les paysages...
Effectivement. Quand Ohwon est jeune, la beauté des paysages est très voyante. Il ne voit que les choses les plus évidentes. Quand il commence à évoluer en tant que peintre, la beauté des paysages devient beaucoup plus subtile. A la fin de sa vie, j'ai cherché à aller vers quelque chose de beaucoup plus pur.

Comment avez-vous vécu votre Prix de la mise en scène ex aequo à Cannes ?
C'est quelque chose de très important. Beaucoup de personnes m'ont aidé en Corée ces dernières années pour faire de bons films. Remporter un prix à Cannes est une manière de récompenser leur travail. Je me suis senti libéré d'un poids. C'est aussi le premier prix important destiné à un cinéaste coréen. J'espère qu'il servira à encourager les plus jeunes réalisateurs à faire de très bons films à l'avenir...



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