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Stanley Kubrick

Par nani :: 05/04/2007 à 22:36
     

    Stanley Kubrick



Stanley Kubrick (26 juillet 1928 à New York- 7 mars 1999 près de Saint-Albans, Royaume-Uni) est un réalisateur, producteur et scénariste américain.

Stanley Kubrick est né dans le Bronx, quartier dur de New York, au sein d'une famille d'émigrés d' Europe centrale ; il a une sœur.
Élève médiocre mais passionné de jeu d' échecs, alors qu'il rêve de devenir batteur de jazz, son père lui offre pour son treizième anniversaire un appareil photo.
Cette nouvelle activité le passionne et il prend de nombreuses photos (il s’impose comme le photographe officiel de son collège) avant de devenir photographe au magazine Look grâce à sa photographie d'un vendeur de journaux en larmes à l’annonce de la mort du président Franklin Roosvelt .
Il y travaille durant quatre années.
 
         
                           stanley kubrik-tony curtis

Il se tourne ensuite vers le cinéma de façon autodidacte, n'ayant jamais fréquenté d'école de cinéma.
 Avec un ami, il se lance, en 1950 et en 1951, dans la réalisation de deux courts métrages consacrés à un boxeur et à un missionnaire : Day of the Fight et Flying Padre.(flying padre) En 1953, il réalise son premier long métrage :  Fear and Desire (qu'il retire plus tard de la distribution, le trouvant trop présomptueux et immature). Ce film, produit avec l'aide de proches de Kubrick, raconte l'histoire d'un groupe de soldats chargés en pleine guerre d'aller éliminer une troupe ennemie. À la fin du film, les soldats se font face et se rendent compte qu'ils font face à eux-mêmes : les deux factions opposées sont interprétées par les mêmes acteurs.



En 1955, le Baiser du tueur (Killer's Kiss), son second long métrage, démontre le talent de Stanley Kubrick pour la photographie. Il y prouve ses capacités à jouer avec l'ombre et la lumière. Ce film raconte l'histoire d'un boxeur minable obligé de fuir la mafia.



C'est ainsi qu'il attire l'attention de James Harris, producteur indépendant. Ensemble, ils fondent la Harris-Kubrick Pictures. De leur collaboration naît le troisième film de Kubrick : L'Ultime Razzia (The Killing, 1956 )un film noir de braquage comme il en existait beaucoup à l'époque.



Mais Kubrick le sublime en fragmentant l'histoire que seule la voix-off permet de reconstituer.
Cet emploi du flash-back, très influencé par le Citizen Kane d'Orson Welles, aura une forte influence sur Quentin Tarantino, qui dès Réservoir Dogs, va en faire une de ses marques de fabrique.
Son talent et sa maitrise technique sont indéniables.
 Au cours du tournage, il démontre à son équipe technique ses connaissances et son intérêt pour la photographie et la prise de vue. Pour lui, un réalisateur est à la fois metteur en scène et technicien.



En 1957, il dirige Kirk Douglas dans les sentiers de la gloire (Paths of Glory).
Ce film se déroule durant la première guerre mondiale.
L'armée  française décide d'envoyer une de ses unités (son commandant est joué par Kirk Douglas) dans une attaque suicide contre une forteresse allemande. Devant l'impossibilité de la tâche, les troupes françaises battent en retraite. Dans la seconde partie, l'armée française fait exécuter pour l'exemple trois des survivants en les condamnant pour lâcheté.




Kubrick y expose ses réflexions sur l'absurdité de la guerre. On y voit apparaître ces séquences qui le caractérisent (traveling arrière, utilisation intelligente de la musique) et qu'il ne cesse de développer par la suite. La scène finale (celle du chant de la jeune femme, jouée par sa future femme) montre la capacité de Kubrick à filmer l'émotion sans tomber dans la sensiblerie. Enfin, le film montrant une image négative de l'armée française, proche des évènements réels de 1917, il subit des attaques de la part des anciens combattants en Belgique, où il obtient néanmoins le prix « Chevalier de la Barre ».
Autocensuré par les producteurs, il n’est présenté en France qu'en 1975, en été, les passions étant apaisées (contrairement à une idée répandue, il n'est pas « interdit de diffusion »).




En 1960, Kirk Douglas produit Spartacus et n'est pas satisfait du travail effectué jusque là par le réalisateur Anthony Mann. Il demande à Kubrick de prendre en charge la réalisation.



Ce dernier accepte et finit le film, mais devant la faible marge de manœuvre qu'on lui laisse, il le renie plus tard, quitte Hollywood et s'installe en Angleterre, se jurant de ne travailler que s'il dispose de la maîtrise totale de sa création (du synopsis à la distribution en passant par le montage, le final cut et la production) pour travailler comme il l'entend, fondant petit à petit son propre mythe, celui de l'artiste solitaire et reclus (ce qui est partiellement vrai). Son perfectionnisme et son contrôle absolu deviendront légendaires.

En 1962, il réalise Lolita d'après le sulfureux roman de Vladimir Nabokov, qui l'aide à écrire le scénario. James Mason y campe un homme pris d'une passion ardente pour une adolescente. Le film, tout comme le roman, provoque la foudre des puritains.



Le schéma d'accueil du film par la critique reste le même par la suite. Une partie ne lui fait jamais de cadeau, tandis que l'autre l'admire. Peter Sellers y fait une interprétation remarquée.

C'est ainsi que,en 1963, ils travaillent à nouveau ensemble sur Docteur Follamour (Dr. Strangelove or : How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb), une farce burlesque où la guerre nucléaire totale est déclarée suite à l'action d'un commandant devenu fou et d'un système de défense automatique.







 Sellers y tient trois rôles différents, dont celui du docteur Folamour, ancien chercheur nazi et handicapé recruté par l'armée américaine (clin d'oeil à la trajectoire de plusieurs scientifiques nazis, dont Werner von Braun).


5 minutes - extrait

À partir de cette époque, Kubrick travaille de plus en plus lentement, poussant de plus en plus loin son perfectionnisme et sa volonté d'expérimentation technique. Viennent alors des œuvres rigoureuses et intelligentes dont 2001 l' odyssée de l espace (2001, a Space Odyssey), qui, par sa beauté plastique et sa mise en scène, marque un tournant dans le cinéma mondial, en particulier en science fiction.



 Kubrick reçoit l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, le seul et unique Oscar, pour la qualité de son travail.
 Une remarquable équipe l'a aidé dans cette tâche, mais comme Kubrick est à la fois concepteur et créateur de quasiment tous les effets spéciaux du film, c'est à lui que l'on décerne la statuette. C'est également le début de la légende que le cinéaste va volontairement se forger: celle d'un homme qui, tel un ordinateur, enregistre une incroyable quantité d'informations, devenant un expert de la mise en scène et en maitrisant parfaitement tous les rouages.
Petite bande annonce  de 2001, l odyssée de l espace.



Kubrick n'hésite pas à utiliser les dernières innovations techniques quand cela sert son œuvre : ordinateur et projection frontale pour 2001, éclairage à la lumière de seules bougies grâce à un objectif obtenu de la NASA dans Barry Lyndon, ou encore la steadicam  dans Shining.



2001, l'odyssée de l'espace est suivi d' Orange Mécanique (A Clockwork Orange, 1972), film tiré d'un roman d' Anthony Burgess.


                                                Anthony Burgess

 La description de l'ultraviolence qu'il contient et la gêne qui découle du visionnage du film (c'est d'ailleurs ainsi pour la plupart des films de Kubrick) font que des meurtriers déclarent s'inspirer du personnage principal du film, joué par Malcom Mac Dowell.




Inquiété par les lettres de menaces qu'il reçoit alors, Kubrick oblige le studio Warner à retirer le film des écrans du Royaume-uni, où le film est resté à l'affiche durant soixante-deux semaines. Signe de son incroyable pouvoir.



Si Barry Lyndon est salué comme un film d'une grande beauté visuelle, en particulier les scènes éclairées uniquement à la bougie, c'est un relatif échec commercial.




Kubrick entreprend alors l'adaptation d'un roman de S.King, et réalise Shining, film moins risqué financièrement mais qui marque les esprits.


                                                 mur du katorza à Nantes




Son perfectionnisme lui vaut une renommée d'homme dur, coléreux et mégalomane. On fait état de scènes recommencées près d'une centaine de fois, d'une dispute violente avec shelley duvall (héroïne de Shining) dans le seul but de la mettre dans un état émotionnel intense,



tout comme d'une équipe technique tenant une grande bâche des heures durant sous la pluie pour ne pas interrompre un tournage.

Full Metal Jacket est un intense film de guerre où les soldats sont réduits à des machines à tuer.



Sorti en même temps que Platoon, souffrant de la comparaison de par son traitement radical et résolument anti-commercial, le film n'a malheureusement pas marqué le box-office de l'époque. Pourtant, quinze ans plus tard, il paraît évident que le film de Kubrick surpasse de loin celui de Stone.

le sergent instructeur


Stanley Kubrick devient un personnage mythique, vu comme un génie paranoïaque ne sortant de sa maison ultraprotégée que pour tourner des chef-d'œuvres révolutionnaires : c'est l'image véhiculée par la presse à la fin de sa vie, sans doute pour se venger de ce génie qui n'a jamais voulu se laisser approcher.
 Il faut dire que Kubrick a toujours été réticent à s'entretenir sur ses oeuvres, par crainte que celles-ci en soient appauvries. Les dernières apparitions du cinéaste montrent un vieux monsieur barbu, un peu chauve et mal fagoté :



une sorte d' ermite misanthrope qui, depuis le début des années 1960, vit reclus avec sa femme Christiane, artiste peintre, dans sa propriété du Hertfordshire, au nord de Londres, une sorte de forteresse infranchissable, ceinte de 80 hectares de bois et protégée par d'imposants grillages. Il y passerait ses journées, enfermé dans un sous-sol truffé de télévisions, de magnétoscopes et de radios à ondes courtes.


 il meurt quelques jours après la présentation aux producteurs de son dernier film, Eyes wide shut avec Tom Cruise et Nicole Kidman.



bande annonce


Un site dédié à stanley Kubrick : ici








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