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jean-pierre Melville

Par nani :: 20/04/2007 à 14:47

                                     Jean-Pierre Melville

                                      




Jean-Pierre Grumbach naît à Paris le 20 octobre 1917, au sein d'une famille juive alsacienne. C'est au cours de son adolescence qu'il se passionne pour le cinéma, en découvrant notamment sur les écrans Cavalcade de Franck Lloyd en 1932, ou les documentaires de Robert Flaherty.


                                                                         Nanook, l' esquimau ( R.Flaherty)
                                                                 

En 1937, après le baccalauréat, il effectue son service militaire. Il gagne Londres en 1942, et prend alors le pseudonyme de "Melville", en hommage à Herman Melville , l'auteur de Moby Dick.

Avec les forces Françaises Libres, il participe aux campagnes d'Afrique et d'Italie, débarque en Provence en 1944.
 Après la guerre, et après le refus de lui attribuer une carte d'assistant metteur en scène, il produit et tourne en 1946 : 24 heures dans la vie d' un clown, , son premier court-métrage, sur Beby, considere comme l'un des plus grands clowns. (sur e-mule vous le trouverez en téléchargeant le fichier : their first films ).

L' année suivante il réalise son premier chef d' oeuvre : le silence de la mer, d'après le roman paru dans la clandestinité de Vercors.



Lors de la derniere guerre mondiale, un officier allemand est loge chez un vieux monsieur et sa niece. Amoureux de la France et de sa culture, l'officier leur rend visite chaque soir pour les entretenir de ses diverses reflexions. Mais les habitant opposent a leur locataire un silence determine. Tel l'ouvrage de Vercors qui parut clandestinement en 1941, ce premier film de Melville fut concu dans des conditions identiques sans autorisation du CNC.


En 1950, Jean Cocteau le contacte  pour réaliser les enfants terribles.



Cinq ans plus tard, il achète les Studios Jenner, où il tournera les intérieurs de ses films pendant une dizaine d'années. Avec Bob, le flambeur, en 1956, il inaugure une ligne de films criminels froids, mis en scène avec une rigueur croissante, qui renvoient à une impossible société virile régie par des codes d'honneur d'un autre âge ou d'un autre lieu.



Bob, dit le flambeur, est un ancien gangster passionné par le jeu. Après avoir perdu une grosse somme d'argent, il se laisse convaincre de réaliser un hold-up au casino de Deauville. Mais, le commissaire Ledru, à qui Bob a sauvé la vie quelques années plus tôt, est mis au courant des attentions de Bob…




Avec Bob le Flambeur, et plus encore avec deux hommes dans Manathan, Melville montre sa connaissance et sa passion pour le cinéma américain qui l'a façonné, notamment les univers d' Howard Hawks et John Huston.


Un journaliste et son ami partent a la recherche d'un delegue francais a l'ONU, disparu mysterieusement. Son film le plus " Américain ".

Son style vestimentaire est aussi savamment étudié: chapeau "Stetson" à larges bords, imperméable, cigare et lunettes noires, il créé une silhouette hollywoodienne à mi-chemin entre le producteur et les héros de films noirs.

Ses films marquent aussi profondément les jeunes cinéastes de la "Nouvelle Vague"dont François Truffaut et Jean-Luc Godard, qui voient en lui un père spirituel. Ce dernier lui confie d'ailleurs un rôle dans A bout de souffle, en 1960.



Deux hommes dans Manhattan est cependant un échec. Melville décide alors de faire des films plus commerciaux. En 1961, il rencontre Jean-Paul Belmondo: c'est le début d'une fructueuse entente.

Ils collaborent sur le film Leon Morin, prêtre, qui reçoit un excellent accueil public et critique.


Melville renoue ensuite avec l'univers des films noirs. Le cinéaste retrouve ainsi Jean-Paul Belmondo avec Le Doulos (1961).



La même année, il oppose Charles Vannel et Jean-Paul Belmondo dans L' Ainé des ferchaux, d'après l'oeuvre de Simenon.


Un banquier doit fuir la France, afin de s'installer en Amérique. Il engage un boxeur raté comme chauffeur et garde du corps, et entretient avec ce dernier des rapports violents et étranges.



Ce n'est qu'en 1966 que Melville revient derrière la caméra avec Le deuxième souffle, et confie le rôle titre à Lino Ventura.



En 1967, il signe le Samouraï, l'histoire de Jeff Costello, un tueur à gages solitaire et condamné. Porté par Alain Delon qui incarne l'un de ses plus grands rôles, le film est l'un des plus grands succès du réalisateur.



Bande annonce

En 1969, son Armée des ombres est un hommage à la Résistance et au combat clandestin, par lequel il donne l'impression de prendre congé d'une société qu'il ne comprend plus.

C' est pour moi, LE grand film sur la résistance française. Le climat, les difficultés de la résistance, la dimension prise par les acteurs, le scénario, la mise en scène...un chef d oeuvre.





En 1942, dans la France occupée, Philippe Gerbier (Lino Ventura) est une figure importante de la Résistance. Incarcéré suite à une dénonciation, il parvient à s'évader pour rejoindre son réseau…



"L'Armée des ombres", mis en scène en 1969, était considéré par son auteur comme son œuvre la plus aboutie. Brillant hommage à la Résistance et aux grands résistants, le film s'inspire à la fois du roman de Joseph Kessel et des souvenirs personnels du réalisateur, resté très marqué par cette période sombre de sa jeunesse. Point de personnages romantiques, ni d'accents de tragédie antique dans cette oeuvre intimiste et grave qui se démarque de la filmographie de Melville et bénéficie, en outre, d'une distribution parfaite (Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Paul Crauchet, Jean-Pierre Cassel, Christian Barbier, Serge Reggiani etc.). Tout le film baigne dans un climat de peur, d'angoisse et de suspicion, souligné par des couleurs froides et une musique épurée à l'extrême.



 Les scènes de violence (tortures, exécutions) apparaissent d'un réalisme terrifiant.
À noter que le thème du film, composé par Eric Demarsan, a illustré par la suite le générique de la célèbre émission Les Dossiers de l'écran.
générique des dossiers de l écran.


En 1970, il retrouve Alain Delon en compagnie d' Yves Montand ainsi que Bourvil dans son ultime rôle, pour les besoins du Cercle Rouge qui rencontre un immense succès.



Bande annonce du film.

Troisième chef d oeuvre d affilé, le cercle rouge est un polar, racontant les relations d' hommes tourmentés par leur propre vie (Delon sort de prison, montand est un ancien flic alchoolique, bourvil est fatigué d être flic et approche de la retraite...)et dont le destin les fera rencontrer, implaccablement, dans le cercle rouge.
Bourvil est extraordinaire dans ce film et tient là un de ses plus grand rôle.





Peu de temps avant de tirer sa révérence, en 1973, il achève de tourner son dernier film, Un flic.


Edouard Colemann est inspecteur de police. Il mène une morose et le début d'une liaison avec Cathy l'aide un peu. Mais Cathy est aussi la petite amie de Simon. Simon, ami de Coleman est trafiquant de drogue. Lorsque Edouard doit enquêter sur un crime impliquant Simon, leur rivalité va éclater.


En vingt-cinq ans de carrière, et treize longs métrages, Jean-Pierre Melville a réussi à s'imposer comme un maître du cinéma, et du film noir en particulier, en lui donnant ses lettres de noblesse. Au fil des années, il a su imposer son style, des films sombres, peu bavards, très épurés...




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